Alors que Mark Cavendish prolonge ces vacances sur des terres "exotiques", ses protégés démarrent la nouvelle saison de belle manière. En janvier, Matthew Goss n'était pas passé loin de la victoire sur le Tour Down Under, seulement battu au général par Cameron Meyer. Quelques semaines plus tard, ce sont John Degenkolb et Leigh Howard qui s'affirmaient grâce à quelques accessits mineurs. Cette fois, c'est au tour de Mark Renshaw, l'habituel poisson pilote de Mark Cavendish, de démontrer qu'il est plus qu'un simple équipier de luxe. Sur les routes du Tour du Qatar, Mark Renshaw a fait preuve d'une bonne régularité afin de vaincre Heinrich Haussler. L'Australien doit grandement sa victoire à Bernhard Eisel. L'Autrichien a été un véritable garde du corps pour Renshaw, le plaçant dans tous les bons coups, le protégeant du vent, des pièges, des bordures. Son travail mérite d'être souligné.
Heinrich Haussler louait la perfection chez Garmin-Cervélo. Force est de constater qu'il lui a bien manqué le concours de certains équipiers pour remporter une épreuve dont il était vraisemblablement le meilleur. Le manque de soutien de son équipe lui a été fatal les deux dernières étapes. Isolés, le néo Australien a été contraint de se débrouiller seul contre le vent dans les derniers kilomètres des deux dernières étapes. Cette débauche d'énergie lui a certainement été fatal pour l'emballage final, où il n'avait pas pu affirmé sa supériorité démontré le mardi et mercredi. Quoiqu'il en soit, cela semble être un signe d'un retour à un très bon niveau de Haussler. A confirmer.
Tom Boonen a confirmé qu'il aimait toujours autant le Qatar. Impressionnant de puissance lors de la première arrivée au sprint, Tom Boonen a ensuite perdu toutes ses illusions sur une crevaison, refusant par la suite de disputer le moindre sprint. Le Belge possède des qualités de sprinteurs toujours aussi redoutables, mais il ne possède pas cette volonté d'aborder chaque sprint comme un tueur, comme un véritable sprinteur.
A noter la présence régulière de Fabian Cancellara et Lars Boom dans le final des étapes, annonciateur d'une forme plutôt correcte pour un mois de février. L'équipe Sky aura bien animé l'épreuve, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ils n'ont pas amené de sprinteurs de premier rang. Pas d'Henderson, ni de Swift, ni de Boasson Hagen, ni de Sutton.
Bennati est moyen. Guardini est impressionnant ces premières semaines de la saison, à confirmer sur la durée. Kluge m'a fait plaisir.